la femme
fatale
entrerPOLAR
la femme
fatale
entrerL’héroïne du polar est la séductrice incarnée, la femme fatale. Fatale parce qu’elle séduit le héros afin d’arriver à ses fins, jusqu’à ce que mort s’en suive, souvent. Manipulatrice et fourbe, elle masque ses véritables intentions derrière son physique, sa beauté, ses charmes, sa séduction.
Dans Le Dahlia bleu, film noir classique de George Marshall, ce sont même deux femmes fatales qui s’opposent. Helen Morrison, la femme du héros, fait sa première apparition lèvres contre lèvres du propriétaire d’un night-club lors d’une soirée qu’elle organise dans son bungalow. Son héros de mari revient de la guerre alors qu’elle avait visiblement trouvé de quoi s’occuper sans lui. Mais quand celle-ci meurt, et qu’il est accusé, il trouve sur sa route la belle et mystérieuse Joyce, ex-femme du propriétaire du night-club. Comme souvent on ignore qui manipule qui, pour le compte de quoi. Alan Ladd, héros ici et dans de nombreux films noirs, résume bien la situation de la femme fatale : “Tous les hommes t’ont déjà vue avant. Le truc, c’est de te trouver”.
Car la femme fatale et ses desseins sont insaisissables. Dans Le Dahlia noir de Brian De Palma, la femme fatale est triple : entre la victime (Mia Kirshner), l’amante de la victime (Hilary Swank), et l’amie du héros (Scarlett Johannson), qui rappelle Kim Basinger dans L.A. Confidential, on ne sait plus qui tire quelles ficelles. Mais on sait que chacune joue un rôle trouble entre l’amour et la mort. “Je crois que tu préférerais me faire l’amour plutôt que de me tuer. Mais que tu n’auras le cran de faire ni l’un ni l’autre”, lance, éhontée, Hilary Swank à Josh Hartnett.
Voir le « Tout est vrai » consacré au pape du roman noir américain James Ellroy, auteur du livre qui servit de base au film de De Palma.
C’est qui ou plutôt c’est quoi Faye Dunaway ? Notre web magazine « Blow Up » rend hommage à une des femmes les plus fatales du cinéma américain.