Le Dahlia bleu, Le Faucon maltais, Le Dahlia noir : le meurtre, ou la disparition, sont le point de départ de tout polar.

On trouve deux cas de figure principaux : soit le héros est accusé du meurtre, soit il est le policier ou le détective privé qui enquête sur l’affaire. Quand c’est le héros qui est accusé, il doit souvent se mettre dans la peau du détective pour prouver son innocence, avant de se faire arrêter. Dans le Dahlia bleu, Alan Ladd, sous les traits de Johnny Morrison, revient de l’armée. Quand il retrouve sa femme portée sur la boisson et les hommes qui ne sont pas lui, il devient violent. Quand sa femme meurt, il est évidemment le suspect numéro 1, et la preuve de son innocence est la seule chose qui peut le sauver. “La moitié des flics de LA sont à tes trousses”, lui lance son rival. “Seulement la moitié?”, répond Morrison, en bon antihéros toujours sarcastique.

Dans Le Dahlia noir, de Brian De Palma, c’est la mort d’une jeune aspirante actrice qui est le point de départ du film. Les deux héros, Bucky et Lee, officiers de la police de Los Angeles, deviennent vite obsédés, chacun à leur manière, par ce meurtre et sa victime à qui on a tranché un sourire sur le visage.

Enfin, dans quelques plus rares cas, le héros est...la victime du meurtre. Comme dans le grand classique Boulevard du crépuscule, où le narrateur a fini dans une piscine, et nous raconte son histoire en flashbacks. “Le pauvre type, il avait toujours voulu une piscine. Et bien, il l’a eue sa piscine”.

Personne n’invente des meurtres aussi intéressants qu’elle... Aujourd’hui dans « Tout est vrai » : Agatha Christie.

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